Dr PIERRE LORTET





“Le citoyen Lortet, commandant de la Garde nationale”
par B. André, Lyon, 1848

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Sources documentaires principales : 
• "Les Lortet, botanistes lyonnais" par Antoine Magnin, 1913
• "Pierre Lortet" par Christiane Legros, 1992, 
association "Pour l'histoire d'Oullins"

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Né le 3 juin 1792 à Lyon et mort à Oullins le 22 mars 1868.


Le contexte historique lorsque Pierre a...
- 1 an : Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen
- 10 ans : sacre de Napoléon
- 22 ans / 32 ans : règne de Louis XVIII
- 32 ans / mariage / 38 ans : règne de Charles X
- 38 ans / 58 ans : Révolution de Juillet 1830, règne de Louis-Philippe
- 56 ans / député du Rhône : Révolution de 1848 ; Seconde République
- 60 ans : Second Empire
- 76 ans : décès 2 ans avant le guerre de 70


Rappelons que Pierre est le fils unique de Clémence et Pierre Lortet (voir plus loin la biographie de Clémence), qu'il naît pendant la Terreur, que sa mère fut son professeur et répétiteur, qu'elle l'initia de bonne heure aux sciences naturelles, et qu'elle l'emmenait dès l'âge de 10 ans dans ses excursions botaniques. Il partit étudier la médecine à Paris en 1812 (campagne de Napoléon en Russie) et est reçu docteur le 6 août 1819 avec une thèse "sur les métastases en général". Il fait de nombreux voyages à l'étranger. 
Le 18 mai 1827, au cours d'un séjour à Darmstadt, en Allemagne, il épouse Johanette Müller, dite Nettchen, née le 31 mars 1802 à Alsfeld (grand Duché de Hesse). Il s'était converti au protestantisme le 28 novembre 1826, et l'on peut penser que ces deux événements sont liés. Dès lors, la religion protestante sera celle de sa famille et de toute sa descendance, qui fera partie intégrante de la petite société protestante de Lyon, déterminant des relations sociales, des amitiés, des mariages, des cousinages, des réseaux d'influence, des modes de vie et de pensée. 


Dessins de Pierre Lortet : Nettchen, autoportrait, les fiancés
(extraits d'un carnet relatant par des croquis au crayon, 
des dessins à la plume et des lavis à l'encre de Chine
son histoire d'amour ainsi que ses voyages à pied
 à travers l'Allemagne, la Suisse et les Alpes du Duché de Savoie)


Sa rencontre amoureuse fit l'objet d'une légende qui perdura à Lyon jusqu'à la fin du siècle : afin d'approcher la jeune femme, il se serait fait embaucher comme jardinier par son père.
Ses compétences firent immédiatement merveille, jusqu'au jour où il dévoila ses intentions et son stratagème en demandant la main de la belle. Ce faisant il dévoila aussi ses diplômes et sa fortune, promit de rendre cette femme heureuse et de la ramener tous les ans à sa famille. Comment résister !


La légende n'est pas sans fondements,
puisque la déclaration eut bien lieu dans le jardin des Müller !
(carnet de voyages de Pierre)

La vérité était moins romantique, bien sûr : Pierre Lortet rencontra, en tant qu'érudit membre d'une société philhellénique lyonnaise (soutenant la guerre d'indépendance grecque), le père de Johanette, lui-même président du Comité philhellénique du Palatinat. Il fit sa demande en mariage dans les formes et simplement. Et la cérémonie eut lieu à Darmstadt le 18 mai 1827. Il avait 32 ans. Elle en avait 25.

Gravure post mortem de Nettchen
(la ressemblance avec le dessin au crayon de Pierre est à noter !)

Il demeure que le retour en France du jeune couple, de quelques amis et de Clémence tient aussi du merveilleux. Voilà comment le décrit un admirateur quelque peu lyrique, 70 ans plus tard :
"Amour de la science et des Arts ! Passion de la nature ! Voyez-vous cette caravane joyeuse traversant la moitié de l'Europe à pied, escaladant le Grindewald, affrontant la Jungfrau, descendant la Gemmi et, couronnée de fleurs comme une théorie grecque, chantant "Hymen ! Hyménée !" en cueillant l'edelweiss dans les glaciers, le rhododendron au pied des neiges éternelles, ou les suaves fleurs de l'oranger dans les chauds ravins du Valais ? Heureux voyage ! comme les poètes en ont rêvé, comme les artistes n'en ont jamais fait ! Heureuse famille ! qui trouvait le bonheur en elle-même, dans l'amitié, la tendresse, la vie active, le grand air, la vue des lacs et des forêts, les pics hardis, les hautes prairies et tout ce que la nature a créé de beau, de bon et de grand ! (...) C'est sans doute à ce voyage, qui fit un certain bruit, qu'on doit cette autre légende, qui au fond n'est qu'une simple exagération "Quand M. et Mme Lortet vont en Allemagne ou qu'ils en reviennent, ai-je entendu conter mille fois, ils vont droit devant eux, à pied, à travers les plaines et les montagnes, les fleuves, les torrents, les ravins et les bois, surmontant, escaladant les obstacles, évitant les routes, fuyant les villes et ne s'arrêtant nulle part !". (Aimé Vingtrinier).

C'est ce même Vingtrinier qui nous en donne une description vivante :
"Ce fut au cours de zoologie de M. Jourdan [qui deviendra directeur du muséum de 1832 à 1869, avant Louis Lortet], peu après 1830, que j'eus l'honneur de voir M. Lortet. Tout frappe dans la jeunesse et tout reste gravé dans l'esprit, jusqu'aux moindres événements. 
La salle était pleine, la leçon était commencée et nous étions attentifs, quand l'illustre écrivain entra. 
Deux choses m'étonnèrent avec une égale intensité : le costume campagnard du nouvel arrivant ; 
chapeau commun aux vastes bords, cheveux flottants sur les épaules, veste et pantalon de gros drap, 
souliers de montagne, bâton ferré à la main ; en même temps les hommages que lui rendit 
le professeur, les honneurs et les applaudissements de la foule. Ce fut pour moi un indélébile souvenir."

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Les talents artistiques du jeune Pierre sont indéniables. Durant ses allées et venues en Allemagne, il produit un grand nombre de lavis monochromes rehaussés à la plume, exécutés face aux paysages, avec une prédilection pour les arbres et l'architecture. Il restitue les jeux d'ombre et de lumière avec force. Il a le souci du détail et une bonne vision de la perspective. Il est clair qu'il aura fortement influencé son fils Leberecht, qui le dépassera plus tard sur tous ces plans.

Les arbres, l'architecture, les jeux d'ombre et de lumière...


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Certes, le docteur Lortet exerça la médecine, spécialement en direction des pauvres, et il est administrateur des Hospices. Mais ses activités sont loin de se limiter à la médecine. Il fut avant tout un scientifique dont "les connaissances étaient extraordinairement étendues et variées, non seulement en sciences naturelles mais encore en linguistique et en philosophie " (Magnin).

Pourtant, le climat politique délétère de Lyon, marqué par la répression des canuts et des mouvements républicains, lui avait fait envisager, au lendemain de la mort de sa mère, de s'installer en Allemagne. Cependant, la naissance de son fils Louis (le 22 août 1836) suivie, l'année suivante, du décès de sa femme (le 7 juin 1837), lui firent changer d'idée. Il vend la Pilata.

Une cour intérieure de la maison familiale de la Pilata 
dessinée par Pierre en 1821 et ce qu'il en reste aujourd'hui
 (photo et surlignages de Mme Françoise Chambaud)



La mort de Nettchen, dont il suit la lente agonie un mois durant, fut une terrible tragédie, autant pour Pierre, qui la pleure littéralement plusieurs mois durant en écrivant de longues pages élégiaques (en français et en allemand), que pour ses tout jeunes enfants, dont il transcrit les nombreux rêves d'une mère toujours en vie.

Pierre tombale de Nettchen Lortet, au cimetière d'Oullins


En 1839, il vend également la Cadière, le manoir d'Oullins, hérité de sa mère (voir l'article "Clémence Lortet"). Mais c'est pour se faire construire sur ses terres, à quelque distance, une autre "Cadière", grande maison bourgeoise de style néo-renaissance, qui sera achevée en 1845. (Cette maison, vendue par la famille peu avant la guerre de 14-18, sera malheureusement détruite en 1982, pour laisser place à un immeuble).
On trouve ensuite, daté du 19 mai 1847, un acte d'achat au bénéfice des 3 enfants mineurs d'une parcelle de 7760 m2 sise à la Cadière, "cultivée en vigne, luzernière et hortolage", assortie d'une maison d'habitation de 2 niveaux et grenier. Il s'agit vraisemblablement de "la Cadière 3" (voir l'article Leberecht).


 "La Cadière 2" photographiée par Leberecht ou Louis Lortet vers 1880
avec ici les dessins de ses façades réalisés juste avant sa destruction.
Ci-dessous, une pièce du rez-de-chaussée (?)



Pendant ce temps, il s'installe à la Croix-Rousse, au n°4 de la rue des Gloriettes (aujourd'hui rue Joséphin-Soulary) où se trouvait, au n°9, l'Institution Hoffet où ses enfants seront en pension.
À partir de ce moment, son destin est intimement lié à la ville de Lyon.

• Il est membre de nombreuses sociétés savantes - la Société d'Agriculture, l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon (avec un discours de réception sur "les fleuves et leur influence"), la Société de Statistique universelle, ... - ainsi que de plusieurs autres en Allemagne.
• Il préside la commission hydrométrique de Lyon qu'il crée pour prévenir les inondations et devient météorologue accrédité de la ville.
• Il crée, en 1853, la Société protectrice des animaux de Lyon, qu'il préside pendant 2 ans. (On trouvera icidans un discours qu'il fait en 1855, lors de l'assemblée générale, une réflexion générale sur les rapports de l'homme et des animaux qui jette les bases d'une révolution éthique des comportements  qui n'est toujours pas accomplie de nos jours).
• Il introduit la gymnastique dans l'enseignement scolaire.
• Il soutient auprès du maire Prunelle - et obtient - la création d'une Faculté des Sciences sur le modèle de celle de Zürich dont le fondateur est un ami personnel (parrain de sa fille Clémentine, née à Zürich).
• Il aide Ampère dans ses premières recherches sur l'électro-magnétisme...

Par ailleurs, sa connaissance érudite de la langue allemande et ses idées progressistes confortées auprès d'amis proches tels qu'Edgar Quinet ** (avec qui il réfléchit à l'établissement d'une république laïque), Michelet (dont la seconde femme, Athénaïs fut très proche de ses enfants) et Victor Cousin, l'amènent à traduire des textes philosophiques de Kant ("La religion dans les limites de la raison") et Fichte ("De l'idée d'une guerre légitime") en rapport avec les situations politiques du moment.


** En 1907, Alfred Westphal a publié "Lettres inédites d'Edgar Quinet" - 29 lettres de Quinet à son ami le Dr Lortet. Parmi celles-ci, quatre lettres relatives au séjour de 1828 à Heidelberg où Quinet et Lortet séjournèrent ensemble pendant trois ans (et épousèrent chacun une Allemande), et cinq lettres écrites pendant le séjour que Quinet fit en Grèce en tant que membre de la mission scientifique qui accompagnait l'expédition de Morée. Ces lettres s'échelonnent sur les 40 ans que dura leur amitié (et leur compagnonnage : tous les deux francs-maçons, tous les deux députés en 1848) c'est-à-dire jusqu'à la mort du Dr Lortet.


Il était "déiste, rationaliste et disciple de Rousseau" (Magnin). Certaines de ses communications à l'Académie de Lyon s'en ressentent : "l'Homme dans ses rapports avec la nature" ; "la Superstition dans les sciences", "la Foi dans les sciences"... Sa pensée explore et dissèque toutes sortes de sujets. On lira par exemple (le texte est court), sa réflexion linguistique sur "L'unité de l'espèce et de la langue dans l'humanité" :

Le Dr Pierre Lortet est par ailleurs une figure politique républicaine. Jean-Noël Tardy, rédacteur d'une thèse sur les mouvements politiques clandestins du XIXe siècle, note qu'il s'est lié très tôt avec Buonarroti, conspirateur révolutionnaire à la vie mouvementée et animateur de sociétés secrètes.
Le fichier Bossu du Fonds maçonnique du département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France nous apprend d'ailleurs que Pierre Lortet est poursuivi (et relâché ) en décembre 1822 pour avoir accueilli chez lui des réunions misraïmites.

Jean-Noël Tardy écrit que "Pierre Lortet a sans nul doute appartenu à la Charbonnerie française sous la Restauration. Sous la Monarchie de Juillet, il semble être à l'origine de la résurrection du carbonarisme à Lyon, avec l'aide de réfugiés italiens et espagnols. Louis Blanc, bien informé sur ce point, mentionne son nom dans “l'Histoire de Dix ans“. La répression de l'insurrection de 1834 provoque sans doute son retrait de ces périlleuses activités. Il était de toutes façons de règle de détruire tout document compromettant et l'absence de papiers privés ne surprend pas".

Le fichier Bossu confirme que Pierre Lortet s'agrège au mouvement Jeune France de Giovine Europa fondée par Mazzini, que son nom de carbonaro est Luculus, qu'il dirige la “charbonnerie réformée” et qu'il est également membre de la Charbonnerie démocratique universelle de Lyon en 1834.

Pierre Lortet est donc franc-maçon comme l'était son père (qui réunissait à la Pilata la Société philosophique des sciences et des arts utiles).
Il est successivement membre de plusieurs loges - Candeur, St-Napoléon de la bonne amitié, Memphis, Union et Confiance, Parfait Silence - qui multiplient les actions de secours, de bienfaisance et de soutien à l'éducation. À chaque Révolution (1830, 1848), les sociétés maçonniques espèrent faire aboutir leurs idées de suffrage universel, de développement des libertés et de scolarisation du peuple. C'est ainsi qu'en 1848, Pierre Lortet, libéral et républicain qui s'était manifesté les années précédentes par des articles dans les journaux d'opposition ("l'Indépendant de Lyon", "le Précurseur", ou "le Censeur") et dans les "banquets républicains" de 1847 (il s'agissait de contourner une loi de 1835 interdisant les réunions publiques), est élu "commandant supérieur des légions lyonnaises de la Garde nationale" et député du Rhône à l'Assemblée nationale (23 avril 1848) en même temps que son ami Edgar Quinet, député de l'Ain.

Sa candidature avait été fortement soutenue par "plusieurs électeurs du 4e arrondissement"contre celle du député sortant Verne de Bachelard. Dans le tract rédigé par ces citoyens républicains, il était dit que :

" Soutenir Monsieur Verne de Bachelard, intrépide soutien du Ministère, c'est s'associer à ceux qui, par des concessions humiliantes, ne rougissent pas de compromettre l'honneur national et l'intégrité du territoire ; c'est demander un commencement de gouvernement absolu, les lois d'apanage, les dotations princières, la création d'une nouvelle aristocratie. - Le repousser, c'est demander la dignité de la France en face de l'étranger, l'économie dans les finances et le maintien de la liberté selon la charte.
En conséquence, nous vous proposons de remplacer Monsieur Verne de Chatelard, à qui sa santé ne permet de prendre part aux travaux de la Chambre que pour servir le Ministère par un vote complaisant, par Monsieur Lortet, médecin et propriétaire à Oullins.
Monsieur Lortet est un homme indépendant et fermement attaché aux principes de la liberté ; simple dans ses habitudes, pur dans ses moeurs. Celui-là, s'il était investi de la confiance des électeurs, ne voterait jamais que dans l'intérêt du pays et non dans un intérêt particulier. Celui-là ne promettrait pas des places, des bureaux de tabac à ceux qui n'y ont pas droit ; il ne demanderait pas la croix d'honneur pour ceux qui n'ont rien fait pour la patrie ; mais il demanderait la diminution du budget, le dégrèvement de l'impôt qui accable les contribuables. Celui-là serait fidèle à la cause du peuple. Et pourquoi l'abandonnerait-il ? par cupidité ? il est riche ; il a passé de longues années de sa vie à Lyon, soignant les pauvres avec zèle et désintéressement, portant chez les malheureux les remèdes qu'ils ne pouvaient acheter et devaient leur rendre la vie, la santé. Demandez aux habitants pauvres des quartiers de Saint-Paul et de Saint-Jean, à Lyon, tout le bien qu'il a fait. Si ceux-là étaient électeurs, Monsieur Lortet serait sans nul doute celui qu'ils chargeraient de défendre les intérêts politiques du peuple.
L'ambition lui fera-t-elle abandonner la cause qu'il a servie toute sa vie ? Mais il ne recherche ni dignités ni honneurs ; plein de simplicité, ses vêtements sont les nôtres. Il parcourt la campagne à pied. Éloigné des plaisirs bruyants, homme de science et de travail, il passe ses veilles à étudier encore les moyens d'être utile à l'humanité. Voilà l'homme que nous vous proposons de choisir pour mandataire ; voilà celui qui travaillerait pour le peuple, qui voterait pour la dignité, pour l'indépendance du pays. "

Une fois élu, il monte à Paris à pied, mais c'est pour démissionner peu après (6 juin 1848) avec le pressentiment que la République ne durera pas (lire l'histoire mouvementée mais fondamentale de la Seconde République, et en particulier le chapitre sur "l'impossible République sociale" pour comprendre pourquoi le Dr Lortet, républicain radical, a démissionné si vite).

Il revient à Lyon et fonde une loge tournée vers la politique : "les Amis des Hommes". Mais "le 15 juin 1849, des soldats s'introduisirent dans le Temple des Amis des Hommes et enlevèrent les épées, les bijoux, le livre d'architecture, etc. ; ils ont sans doute cru voir dans ces objets des indices d'une société secrète. (Revue maçonnique 1849, page 116)

Bientôt désabusé, le Dt Lortet fait définitivement retraite de la politique.
"Pierre Lortet se retira dans sa propriété de la Cadière, où le maréchal de Castellane eut le bon goût de respecter son repos (il était fiché et surveillé par la police) et il se consacra entièrement à la littérature, à la science, aux œuvres philosophiques." (Magnin)



"Chez lui l'intelligence était au niveau du coeur" dira de lui au lendemain de sa mort Joseph Fournet, professeur de géologie à la Faculté des Sciences et collègue de l'Académie de Lyon, dont on pourra lire ici l'éloge qu'il publia dans le Courrier de Lyon.
On a pu trouver aussi dans un autre journal, le Courrier de Lyon, daté du 21 février 1881, sous la plume d'un certain "Ixe” (!), une bienveillante biographie, intitulée "à propos d'un buste". Ce buste est reproduit ci-dessous avec l'aimable autorisation du Musée des Beaux-Arts de Lyon...

 

Buste de Pierre Lortet sculpté par Etienne Pagny 
Cliché Alain Basset / Musée des Beaux-Arts de Lyon
et biographie associée


pierre tombale du Dr Pierre Lortet et de ses enfants, 
au cimetière d'Oullins






Signature autographe du Dr Pierre Lortet


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